PROPOSITION DE SCOUTISME DANS LES ECOLES ET UNIVERSITES
Scout-École

DEFINITION DU SCOUTISME DANS LES ECOLES ET UNIVERSITES

             Il peut paraitre paradoxal de vouloir définir le scoutisme dans les écoles et universités. Si on le fait ici, c’est que l’expression prête à confusion ou sert à designer ou à masquer des réalités fort éloignées d’un véritable scoutisme scolaire et universitaire. Un premier abus consiste à donner le nom de scoutisme scolaire ou universitaire à des groupes scouts dans les villes ou à proximité des écoles et des universités. De par sa position et sa clientèle, le scoutisme scolaire et universitaire s’identifie à l’école et à l’université et il est perçu ainsi par la population. Il faut noter que plusieurs unités de quartiers et des paroisses sont composées d’élèves, d’anciens élèves, des étudiants et des déscolarisés. Cette catégorie est fort différente des scolaires et des universitaires  et dans leurs préoccupations et leurs aspirations. Le scoutisme qui leur est proposé ou celui qu’ils pratiquent n’est ni scolaire, ni universitaire il est urbain. Il va s’en dire qu’on parlera de scoutisme scolaire et universitaires lorsque les acteurs sont inscrits dans une école primaire, dans le secondaire ou dans le supérieur.

L’ETAT DES LIEUX DU SCOUTISMES DANS LES ECOLES ET UNIVERSITES EN COTE D’IVOIRE

          Le scoutisme en Côte d’Ivoire est né en 1937 sous la coupole de ce qu’on appelait à l’époque le scoutisme français avec des missionnaires catholiques. Après plus d’un demi-siècle d’existence le scoutisme catholique couvre aujourd’hui toutes les régions de la Côte d’Ivoire selon le découpage de l’église catholique. Mais qu’en-t-il  du scoutisme dans les écoles et universités ? Plusieurs tentatives d’installation du scoutisme dans les écoles et les universités ont déjà eu lieu soit au compte des associations ou au compte un commissaire fédéral chargé du scoutisme dans les universités. Ainsi dans la majorité nous remarquons que ce sont des cellules dormantes du scoutisme qui sont dans les écoles et les universités. Le scoutisme est relativement actif à Montesquieu et à l’université Felix Houphouët Boigny. La section existence dans cette université est l’œuvre de la fédération ivoirienne du scoutisme et qui regroupe en son sein des catholiques, des protestants, des musulmans et des laïcs. Quant aux autres universités notamment Alassane Ouattara, Nangui Abrogoua, Peliferé Gbon et Lorougnon Guédé nous avons remarqué la présence de beaucoup de chef scout dans toutes les UFR notamment des catholiques. En ce qui concerne le primaire et le secondaire nous notons la présence de jeune scout mais aucune section scoute organisée ne fonctionne.

L’ORGANISATION DE PEDAGOGIQUE DANS LES ECOLES ET UNIVERSITES

1-branches et tranche d’âge

            Avec le scoutisme dans les écoles et universités, sans doute sera-t-on amené à réviser beaucoup de conception et d’habitudes quant à la question des branches dans le scoutisme. A ce propos, rappelons le principe de base de la méthode scoute. L’observation des jeunes et des caractères spécifiques de l’âge qu’ils ont est le point de départ de la structuration par branches ou sections (termes utilisés selon le pays). On estime à juste titre que selon l’âge les jeunes ont des aspirations et des besoins différenciés et que, par conséquent, le programme que leur propose le scoutisme ne saurait être unique et invariant. Or, les différences dans les traits psychologiques, si elles concernent les individus, montrent surtout qu’il existe de grandes constantes qui caractérisent les étapes successives de l’évolution de l’enfant, du jeune puis du jeune adulte. Baden-Powell croyait quant à lui pouvoir distinguer trois grandes étapes successives cohérentes à partir de 7ans chez l’enfant et ce en observant les jeunes anglais. Il est fondamental que le mouvement soit proposé de manière différenciée aux principales étapes de cette évolution tel est le principe de base. A priori donc, il n’y a pas un nombre fixe de branches bien que les trois sections traditionnelles (louveteaux, éclaireurs et routiers) aient été adoptées par une majorité d’associations. En réalité, selon les sociétés on découvrirait probablement que les étapes en question varient énormément quant à leur nombre et en conséquence, il en irait de même pour les branches du scoutisme qui leur est proposé. En Afrique, le choix des trois branches parfait de la mécanique coloniale, s’explique par trois facteurs : le mimétisme, le système scolaire et accessoirement l’observation psychologique.

Mimétisme parce que peu d’associations du continent ont mené une recherche même approximative sur les étapes de l’évolution psychologique des enfants et des jeunes, avant de choisir le nombre de branches or rien à priori n’indique que ces étapes soient aux nombres de trois. Les scoutismes africains n’ont pas adoptés pour les trois branches, ils les ont reçues comme un legs colonial ou ont tout simplement copié le système européen, le sacralisant à tel point qu’on en a finalement fait (à tort) un principe immuable.

Quant au système scolaire, il influence beaucoup le mouvement. A chaque étape de l’école (primaire, premier cycle du secondaire, deuxième cycle du secondaire et au supérieur) semble correspondre une branche du scoutisme. L’observation psychologique alors qu’elle devrait être la première étape, elle n’a pratiquement joué aucun rôle. 

Le scoutisme dans les écoles et les universités remettra en cause ce schéma figé : scoutisme égale à trois branches ou quatre branches.

SCOUTISME SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE : UNE BRANCHE UNIQUE

Un phénomène s’impose à l’observation du scoutisme dans les écoles et les unités il touche seulement une ou deux branches. Quel que soit l’âge d’entrée des jeunes dans le mouvement, le scoutisme dans les écoles ne touche qu’une ou deux branche. Dans le primaire le scoutisme sera organisé autour d’une seule branche (celle des louveteaux), quant aux secondaire nous aurons que deux branches(les éclaireurs et les cheminots). En ce qui concerne le supérieur seulement la branche des routiers sera retenue même si à quelques exceptions près on puisse trouver des cheminots. Il faut noter que nulle part, il existe un découpage systématique en plusieurs branches ou sections. Le scoutisme dans les écoles et universités est à branche unique. La différenciation s’opèrera à l’intérieur de cette branche, dans les activités et la structure pédagogique de base (patrouilles, unités et promotions). L’existence d’une branche unique dans le scoutisme scolaire et universitaire s’explique fondamentalement par des raisons psychologiques. Ici, le scoutisme s’implantera dans un système éducatif et social ou l’existence de niveau (primaire, premier cycle, seconde cycle et le supérieur) devrait normalement faciliter la structuration en branches à condition bien sûr que le scoutisme s’accorde un tant soit peu avec les règles de l’organisation des écoles et des universités. Le tenue des scouts dans les écoles et les universités si dans le scolaire et le secondaire le bleue et le kaki peut être conservés, au niveau du supérieur on pourra choisir le violet pour la chemise et le kaki pour le pantalon ou bien choisir une couleur. (Question à voir avec l’aval du commissaire national)

SYSTEME ORGANISATIONNEL

Comme nous l’avons noté plus haut le scoutisme scolaire et universitaire devra comporter qu’une seule branche unique, louveteaux pour le primaire, éclaireur ou cheminot pour le secondaire et routiers pour le supérieur. Il va s’en dire que le système d’organisation et les instances vont différer du système classique du scoutisme. Dès lors au niveau des régions on devra penser à nommer soit un commissaire régional chargé du suivi ou de l’implantation du scoutisme dans les écoles et universités ou élargir la fiche poste du commissaire régional charger de la formation et des ressources adultes afin de lui permettre de suivre le scoutisme dans les écoles et les universités de sa région. Au niveau du primaire les scouts seront rattachés directement soit au district ou au groupe le plus proche à moins que les enseignants soit des chefs scouts. En ce qui concerne le secondaire l’on pourra attribuer le nom de section scout ou club scout puisqu’on aura une et au plus deux branches donc ne pouvant pas parler de groupe scout. Le responsable rendra compte directement au commissaire de district de son territoire. Il peut être élu ou nommé pour un mandat n’excédant pas trois ans afin de faciliter la continuité. Quant au supérieur il sera  dirigé par un comité composé de plusieurs responsables dont un administrateur et secondé par un chef de projet ou un directeur de projet. L’administrateur et le chef de projet seront élus ou nommé pour un mandant (selon les textes régissant l’ASCCI). Les scouts scolaires et universitaires devront cotiser selon les règles en vigueur à l’ASCCI et rendront compte directement à la  région dont l’école ou l’université est implantée.

LE RECRUTEMENT ET LA FORMATION

De tout temps et sous nos cieux, la question des cadres a été fait-problème dans le scoutisme. Ce problème est à multiples dimensions et concerne le recrutement des jeunes, des chefs, leurs formations, leur maintien dans le mouvement. Le scoutisme scolaire et universitaire ne fait pas exception à la règle. Le lieu de recrutement sera les écoles et les universités. Afin de faciliter cela il serait important de créer une collaboration en ce qui concerne le scolaire entre le ministère en charge de l’éducation à travers la direction en charge de la vie scolaire, de la direction nationale de l’enseignement catholique (DNEC) voire une convention. Au niveau du supérieur cette collaboration se fera en collaboration avec les différents CROU et le chargé des associations et club. Le scoutisme étant un mouvement ouvert à tous sans distinction de race ni de religions le scoutisme scolaire et universitaire pourra recruter dans toutes les religions (catholique, protestant, musulmans, laïcs). Assurément, la première question que l’on peut se poser, c’est de savoir comment le scoutisme s’implantera dans les écoles et les universités ? La question est décisive car il semble que le plus difficile chez ceux qui sont tentés par le scoutisme dans les écoles et dans les universités soit de le lancer. Ici nous auront plusieurs types d’implantation du scoutisme dans les écoles et dans les universités.

-L’initiative des élèves et étudiants : Dans ce cas de figure le scoutisme est lancé principalement par des élèves et des étudiants déjà actif dans des groupes scouts. On retrouve cette méthode d’implantation dans toutes les formes de scoutismes. Généralement, bien que ces élèves et ces étudiants soit déjà actif et demeurent un support important pour l’unité scoute scolaire ou universitaire, pour que celle-ci vit durablement il faut que le recrutement se fasse à tous les niveaux afin que des jeunes prennent le relais comme leaders.

-L’extension des foyers originels : Le réveil des cellules dormantes dans les écoles et les universités serait un atout. Ce mode d’implantation du scoutisme est fréquent. Généralement, et cela s’observe dans tous les pays, le scoutisme une fois implanté dans une école, dans une université, un village ou une paroisse s’étend irrésistiblement aux alentours, parfois sans contrôle et sans planification aucune. L’implantation du scoutisme dans une école ou une université pourrait facilement s’étendre aux alentours.

-L’implantation par contagion : Elle se distingue nettement du mode précèdent. Très souvent, une activité scoute peut susciter du scoutisme dans n’importe quel endroit où elle a lieu. Si une campagne de sensibilisation sur le VIH est menée par exemple dans une école ou une université avec une animation autour cela peut être le point de départ du scoutisme dans ce milieu. Dans ce cas celui-ci nait à l’initiative des jeunes des écoles et des universités. Néanmoins il pourra se consolider par le contact et avec l’appui des groupes scouts les plus proches.

-L’implantation spontanée : Sans être le plus courant, ce mode serait le plus spectaculaire et celui qui témoignera de la capacité intrinsèque du scoutisme à avoir la faveur dans le milieu scolaire et universitaire. Indiscutablement, le mouvement attire. Des unités pourront naitre ainsi, sans aucun extérieur, de la seule initiative des jeunes qui ont seulement entendu parler du scoutisme. Il s’agit parfois des jeunes qui ont des frères ou des amis scouts. Cependant, dans ce cas les unités crées pourront ensuite s’intégrer à une mouvance plus vaste, bénéficiant d’autres supports (l’aide d’autres groupes scouts par exemple).

   Au niveau de la formation le scoutisme dans les écoles et les universités se conformera à la politique en vigueur au niveau de l’ASCCI n’empêche qu’ils peuvent initier avec l’accord et l’appui du commissaire national chargé de la formation des sessions de formation relatif avec la formation dans les écoles et universités selon le besoin.  

LES ACTIVITES DES SCOUTES DES ECOLES ET DES UNIVERSITES

Les activités devront être prioritairement orientées vers des taches utiles à la communauté scolaire et universitaire. Ces activités scoutes se définiront avant tout comme une réponse à des besoins précis. Plusieurs types d’activités seront proposés :

-Les activités d’animation générale : Dans cette catégorie, on a à faire à l’activité scoute classique ou traditionnelle. Dans sa nature, elle ne présente aucune spécificité par rapport à ce qu’on rencontre un peu partout, notamment dans les paroisses. Il s’agit d’activités directement liées à l’application qu’on fait de la pédagogie scoute. Les scouts des écoles et des universités, où qu’ils soient devront faire des sorties, des camps ; des réunions, des conseils, des rassemblements et des recollections, etc. L’originalité réside plutôt dans le contenu. Certes y retrouve-t-on les traditionnels chants, raids (lors des sorties et camps) mais très souvent la réunion sera axée sur un projet précis et le camp peut être entièrement consacré à un chantier. Quant aux sorties, elles seront organisées autour de services communautaire.

- Les services communautaires : Ils seront   les plus populaires et les plus nombreuses des activités dans le secondaire et les universités. La traditionnel B.A a été progressivement transformée en B.A collective puis en service communautaire. Cette dernière notion comporte une dimension dynamique et une connotation liée au développement, qui en fait une amélioration de la B.A collective. Le service communautaire est organisé tantôt au niveau de la patrouille tantôt par la troupe ou le secteur. Ici les scouts peuvent décider par exemple de faire une journée de  nettoyage dans une école, une université ou dans un hôpital, faire un don de sang, une visite dans une prison avec l’appui de .don d’anciens habits etc.

-Le chantier : Il diffère du service communautaire par sa taille et sa durée. Il dure le plus souvent de cinq à dix à jours (alors que le service communautaire ne dure que quelques heures)  et est consacré à de gros travaux. L’organisation du chantier requiert des techniques et des compétences en planification assez développées. Pour être bien menée à terme en atteignant tous ces objectifs éducatifs et utilitaires, il supposera une totale maitrise de la dynamique groupe et un souffle soutenu et durable. Le chantier sera un temps fort surtout au niveau des universités.

-Le projet : Le projet est le mode le plus connu quant à la participation des scouts au développement. Mais il ne débute pas  avec les scoutismes scolaires et universitaires. Avec ceux-ci, les projets devront gagner en efficience si l’on considère que le meilleur projet est celui qui s’insère le mieux dans une dynamique d’ensemble.

L’ensemble des activités des scouts scolaires et universitaires peuvent se retrouver dans l’une de ces quatre catégories n’empêche que d’autres activités pourront voir le jour avec le temps.



Annonces

INFORMATIONÉCLAI-CARNAVAL 2018

Du 09 au 19 août 2018, se tiendra à FAGNAMPLEU dans la région scoute de Man, la 6è édition de l'éclai-carnaval qui n'est autre que le grand rassemblement national de tous les éclaireurs de la Côte d'Ivoire.[...]

16/07/2018


Jeunes Reporters

ASCCI TV

Actu facebook